Une pilule banalisée pourtant amère pour les femmes

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Actuellement, les femmes ont l’habitude de voir leur santé reproductive banalisée. Au détriment de la santé, des décennies d’anciennes directives sur la pilule contraceptive existaient pour apaiser certaines consciences. Pendant 60 ans, on a prétendu protéger la santé des femmes avec la pilule. Le patriarcat a même fait son intervention là-dessus. Cependant, est-ce que c’était vraiment nécessaire ?

L’organisme de santé reproductive qui fixe les normes a publié de nouvelles directives. Une campagne qui vise à rassurer les femmes sur la possibilité de prendre la pilule contraceptive combinée en continu. Plus particulièrement, la prise peut être effectuée sans interruption mensuelle sur sept jours.

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Jusqu’à aujourd’hui, l’affaire est encore sujette à débat. Pour certaines, cette pratique a été envisagée dans le but « d’apaiser le Pape ! »

Les conseils des médecins généralistes

Les lignes directrices ne sont pas complètement nouvelles. De nombreux omnipraticiens ont déjà dit à leurs patients que la pause est inutile, ou que l’arrêt temporaire peut être limité à trois ou quatre jours au lieu de sept. Par ailleurs, c’était nouveau pour beaucoup d’autres femmes. Puisqu’il n’y a pas lieu de saigner tous les mois, c’est une bonne nouvelle pour les femmes. Ainsi, les dépenses en produits sanitaires se verront réduites. On rappelle qu’une taxe est payée à chaque achat de serviettes intimes ou les tampons par exemple.

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En majorité, les maux de tête et les crampes douloureuses diminuent considérablement avec la prise de pilule. Toutefois, certaines femmes ressentent des symptômes pendant la période de sevrage ou la prise est mise en pause. En réalité, la pause de sept jours rend la pilule moins efficace. Entre-temps, il est plus probable qu’un ovule soit expulsé à cause de cette rupture. Dans ce cas, le risque d’avoir une grossesse indésirée se révèle être très élevé. Dès lors, le traitement de contraception est souhaitable.

Au moins, on a fait du mieux possible pour ne pas offenser le Pape, qui aux dernières nouvelles, n’a jamais été en possession d’ovaires.

Une pratique plus acceptable ?

Les femmes se sentiraient plus « normales » d’avoir des saignements mensuels, c’est ce qu’avait raisonné l’homme derrière la pilule. Ce propos est d’ailleurs soutenu par le professeur John Guillebaud, un professeur émérite en planification familiale et santé reproductive. Selon ce dernier, le gynécologue John Rock avait espéré que la rupture le rendrait aussi plus acceptable pour les catholiques.

Malgré cela, la gent féminine est toujours là, en train de prendre des petits paquets de pilules de 21 jours. Certaines s’approvisionnent encore mensuellement des placebos en comprimés ou des comprimés de sucre. La pilule était censée être l’une des plus grandes percées féministes du XXe siècle. Elle permettrait aux femmes de prendre le contrôle de leur fécondité et, par association, de leur vie. Par ailleurs, elle serait responsable d’un tiers de l’augmentation des salaires des femmes depuis les années 1960.

Pourtant, en arrière-plan, la pilule était manipulée par le patriarcat. Pour sa part, John Rock a fait du mieux qu’il pouvait. À cela s’ajoute la campagne vigoureuse que le gynécologue a faite pour que l’Église catholique accepte la contraception.

Néanmoins, la contraception artificielle est encore étiquetée comme un « mal intrinsèque ». Des organismes tiennent toujours un rôle majeur dans le fait que l’avortement est encore sévèrement limité, comme dans certaines régions du Royaume-Uni. Et si jamais votre pilule vient de vous décevoir, ce serait très ennuyeux.

Un manque de compréhension

Depuis 2017, Guillebaud fait campagne pour changer les choses. Mais entre-temps, le statu quo, la sagesse perçue, c’était qu’il n’était pas sécuritaire de sauter la pause. D’ailleurs, personne n’a jamais vraiment compris pourquoi ce serait le cas.

On ne rappellera jamais assez que des symptômes ignorés. Pourquoi les femmes ne sont pas dans la rue, à hurler d’indignation, à brûler plus que les soutiens-gorge ? Est-ce parce qu’elles ont l’habitude qu’on leur mente, qu’on les traite avec condescendance que leur santé reproductive est banalisée ou ignorée ? Combien de femmes n’ont pas été prises au sérieux lorsque leurs règles sont si douloureuses qu’elles s’évanouissent ou vomissent, ou lorsque leurs hormones sont perturbées par leur contraceptif ?

Une jeune femme qui essayait de concevoir a rendu visite à son médecin généraliste à cause de ses règles atrocement douloureuses. Elle craignait d’avoir contracté une endométriose. La solution proposée par son médecin est de reprendre la pilule. Et lorsqu’elle était dans la salle d’attente, elle était assise avec une autre femme. Les règles de cette dernière étaient si douloureuses qu’elle avait vomi et avait failli s’effondrer pendant la courte marche.

Une femme sur dix en âge de procréer est atteinte d’endométriose. La maladie cause de fortes douleurs et rend la conception difficile, mais il faut en moyenne plus de sept ans pour que le diagnostic soit posé. En 2017, les médecins ont été exhortés à « écouter les femmes » pour améliorer les taux de diagnostic.

L’impact sur la santé des femmes

L’impact sur la santé des femmes est une préoccupation majeure qui ne peut être négligée. L’utilisation généralisée de la pilule contraceptive a engendré une série d’effets secondaires indésirables, souvent minimisés ou ignorés par les professionnels de la santé et le grand public.

La pilule contraceptive, bien qu’elle soit vantée comme un moyen pratique et efficace de contrôler la fertilité féminine, peut avoir des conséquences néfastes sur le corps des femmes. Les effets physiologiques tels que les maux de tête fréquents, les sautes d’humeur intenses et l’acné persistante sont monnaie courante chez celles qui prennent cette forme de contraception.

Mais ce n’est pas tout. Des études récentes ont également révélé que la pilule contraceptive peut augmenter le risque de certaines maladies, telles que les troubles cardiaques et les cancers du sein et du col de l’utérus.

Il est donc crucial de sensibiliser les femmes aux risques potentiels liés à l’utilisation de la pilule contraceptive et de leur offrir des alternatives plus sûres et naturelles. La santé des femmes ne peut être compromise et il est temps de remettre en question les normes actuelles en matière de contraception.

Les alternatives à la pilule contraceptive

Face aux risques et aux effets indésirables associés à la pilule contraceptive, vous devez protéger votre santé tout en contrôlant votre fertilité.

La méthode des symptothermiques constitue l’une de ces alternatives. Elle repose sur l’observation quotidienne des changements physiologiques du corps féminin, tels que la température basale et les modifications du mucus cervical. En combinant ces informations, les femmes peuvent déterminer avec précision leurs périodes fertiles et infertiles, sans avoir recours à une contraception hormonale artificielle.

Une autre option prometteuse est le dispositif intra-utérin (DIU). Il s’agit d’un petit appareil placé dans l’utérus par un professionnel de la santé. Le DIU agit en empêchant la fécondation ou en rendant l’environnement utérin inhospitalier pour toute implantation éventuelle d’un embryon. Cette méthode offre une alternative non hormonale efficace et peut être utilisée sur le long terme.

Pour celles qui préfèrent une approche plus naturelle, la méthode du retrait, bien qu’elle soit souvent critiquée pour son manque de fiabilité, peut aussi être envisagée lorsqu’elle est pratiquée correctement et avec diligence.

Certaines se tournent vers les méthodes barrières, telles que les préservatifs masculins ou féminins ainsi que les diaphragmes. Bien qu’ils nécessitent une utilisation plus proactive lors des rapports sexuels, ils offrent une protection efficace contre les grossesses non désirées et peuvent aussi aider à prévenir la transmission de maladies sexuellement transmissibles.

Il est primordial de souligner que chaque femme a des besoins différents en matière de contraception. Il est donc primordial qu’elles puissent accéder à une information claire et objective sur toutes les options qui s’offrent à elles. Les professionnels de la santé doivent jouer un rôle actif dans cette sensibilisation et accompagner les femmes dans leurs choix contraceptifs, en prenant en compte leur santé globale et leurs préférences.