Un travailleur de l’usine Renault de Sandouville licencié pour arrêts maladie

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Un salarié de l’usine Renault de Sandouville qui bénéficiait d’un contrat à durée indéterminée depuis mars 2017 a été licencié en juin 2018. La cause de ce licenciement est due au fait que ce dernier a eu beaucoup d’arrêts de travail depuis qu’il a été embauché. L’avocate qui assure sa défense a réclamé six mois de salaires.

La partie civile victime d’une tendinite

La direction de Renault a décidé de licencier le salarié qui est victime d’une tendinite. Ce qui justifie ses multiples absences. Selon l’entreprise, les absences de la partie civile perturbent l’organisation du travail. Pour la direction, il s’agit d’absences qui sont imprévisibles et de courte durée.

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Pour assurer la défense de l’entreprise, l’avocate de Renault précise que cette dernière ne pouvait pas faire appel aux services d’un intérimaire, à cause de la courte durée entre les absences. Cette dernière a tenu à justifier ses propos en affirmant que 3 absences suffisent pour perturber le fonctionnement de l’unité de production.

L’avocate de la partie civile pas convaincue par les propos de sa consœur

L’avocate chargée de la défense des intérêts de l’entreprise Renault précise que le poste occupé par la partie civile a besoin de personnes polyvalentes. Ce qui a fait penser à sa consœur qui assure la défense du travailleur que la mesure prise est abusive. Cette dernière soutient que son client a été licencié à cause de son arrêt maladie abusif.

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Elle ajoute que l’usine de Renault Sandouville pouvait trouver un moyen de s’organiser, car disposant de près de 3000 salariés. Terminant ses propos, l’avocate ajoute que le licenciement de son client pouvait être la cause de son appartenance à l’organisation syndicale Force ouvrière.

L’affaire a été mise en délibéré pour le 2 septembre prochain

C’est le 2 septembre prochain que le tribunal du Havre va se prononcer sur cette affaire qui a opposé l’usine Renault de Sandouville à un travailleur. L’avocate de ce dernier a plaidé pour une non-application des ordonnances Macron concernant le déplafonnement des indemnités du salarié.

Elle justifie ses propos par le fait que la manière dont l’entreprise a réagi vis-à-vis du travailleur est suffisante pour que le conseil des prud’hommes fixe le préjudice à cette hauteur. Les ordonnances Macron consistent à ce qu’un salarié qui a deux ans d’ancienneté dans une entreprise, peut justifier en guise d’indemnité, trois à trois mois et demi de salaires.

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